PAU 2008 : Tchat avec Eric Schatz
PAU 2008. –Éric Schatz, de la liste Vraiment à gauche, s’est prêté hier
soir (mercredi 13 février) au jeu des questions-réponses du « tchat ». Une
centaine d’internautes ont pris part à l’échange
« Un programme différent »
Eric
Schatz était hier à la rédaction de « Sud Ouest » accompagné de Marianne Ligou
(LCR, numéro 2 sur sa liste), Frédéric Pic (collectif gauche alternative,
numéro 3), Jean-Pierre Laclau et quelques fidèles. Les questions des
internautes suscitent de nombreux échanges au sein du petit groupe, et le
candidat doit parfois remettre ses troupes en ordre pour formuler une réponse.
La liste Vraiment à gauche joue indéniablement collectif.
Au total,
une centaine de questions d’internautes connectés au site sudouest.com ont été
adressées à Éric Schatz. Il fut question de choix politiques généraux, mais
aussi des dossiers de la ville.
« Vrai
militant ». Ambiance règlement de compte à gauche dès le début du tchat.
Choupinou : « Pourquoi ne pas avoir mis toutes les chances de votre côté pour
ces élections en rejoignant la liste de Martine Lignières-Cassou ? » Réponse du
tac au tac : « MLC n’a jamais marqué sa différence dans les décisions qui ont
été prises par André Labarrère. Elle a accompagné une politique de droite, dont
Labarrère ne se cachait pas. [?] Je ne suis pas dans une démarche de carrière
politique, stop au débauchage ! »
Verts 64 le
titille ensuite en déclarant n’avoir retrouvé aucune intervention de sa part
sur les bâtiments haute qualité environnementale, ni sur les OGM (dont une
parcelle est plantée à Pau), à la différence de Danièle Iriart (sur la liste de
Cap et C?ur). Éric Schatz sourit, puis la réponse jaillit : « Sur les OGM, les
vrais militants sont déjà sur notre liste, tout le monde le sait. Je suis sur
le terrain depuis le début, même en dehors des campagnes électorales. Sur la
première partie de la question, je me suis déjà exprimé régulièrement en
Conseil municipal, tenez-vous informé ». Retour à l’envoyeur. Motard 64 aborde
la question du traitement médiatique des municipales : « Votre absence au débat
de France 3 de samedi prochain et les projecteurs braqués sur vos trois
concurrents vous font-ils penser que vous êtes sous-médiatisé ? » Réponse du
candidat : « Je suis très en colère contre la direction régionale de France 3,
qui a fait le choix politique de m’évincer arbitrairement de ce débat. [?] Nous
cumulons plusieurs handicaps. Celui des moyens d’abord. Par ailleurs, nous travaillons
tous, et il n’y a pas chez nous de rentiers de la politique. »
Bayrou
comme Labarrère. Du général au particulier, les internautes se sont ensuite
concentrés sur des questions touchant aux dossiers palois. Notamment les «
projets pharaoniques » (salle de spectacle, piscine olympique). Paloise 64
précise : « Que pensez-vous du tramway de Bayrou ? » « Il s’agit de l’une des
dérives de la politique municipale d’André Labarrère, et François Bayrou semble
marcher dans ses pas. Nous souhaitons au contraire une politique de proximité,
répondant aux besoins sociaux et profitant au plus grand nombre. »
Michaël
Colins, qui n’a pas usé de pseudo, s’interroge : « Pensez-vous que la gratuité
des transports soit réalisable à Pau ? » C’est l’un des chevaux de bataille
d’Éric Schatz (lire notre édition du mardi 12 février) : « La liberté de
déplacement est un droit fondamental. À ce titre, la gratuité des transports
collectifs est une nécessité, d’autres villes l’ont réussie (Châteauroux,
Compiègne, Gap?), dans la mesure où le coût des nuisances est assumé par tous,
il doit être du ressort de la collectivité d’assumer ce coût. »
Nile aborde
la question du sport professionnel à Pau : « Pourquoi entretenir des sportifs
baroudeurs qui ont pour seul objectif leur plan de carrière et un revenu
maximal immédiat, qui se moquent royalement de notre ville ? » Le candidat de
Vraiment à gauche boit du petit-lait : « Depuis le début de mon mandat, je me
suis opposé à l’octroi facile de subventions en faveur des clubs sportifs professionnels.
C’est à eux d’assurer leur train de vie. Les subventions au Paris Dakar sont
scandaleuses ». Vient ensuite la question que tout le monde se pose. Et c’est
un électeur de gauche qui la formule : « Quelle attitude allez-vous adopter au
second tour ? » Réponse : « Si nous avons pris la décision de nous présenter,
c’est parce que nous proposons un programme différent. Nous avons en face de
nous deux candidats de droite et une candidate sociale libérale. [?] Nous
apprécierons la situation à l’issue du premier tour. »















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