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Pau 2008 : Tchat avec Yves Urieta

MUNICIPALES. Le candidat s’est lâché, hier, lors du dialogue avec les internautes. Le round d’observation est bel et bien fini

 

Urieta change de ton

 


urieta2«On met le feu ? Allez, on y va ! Babette, vas-y, écris : on ne peut pas penser que Bayrou sera maire de Pau, puisqu’il ne sera jamais là [?]. D’ailleurs, certains de ses colistiers, comme Josy Poueyto et le Dr Lacoste, l’affirment haut et fort dans toute la ville ! » Le dialogue en ligne entre les internautes et le candidat Yves Urieta (« tchat »), depuis le site internet sudouest.com, organisé hier, entre 11 heures et midi, dans les locaux de notre rédaction paloise, s’est achevé comme il avait commencé : le couteau entre les dents.
Faut-il y voir l’effet du sondage « Sud Ouest »/BVA-Orange, publié samedi ? En tout cas, le candidat ex-PS (soutenu par l’UMP), crédité de seulement 21 % des suffrages au premier tour, paraît avoir entendu sonner la fin du round d’observation. Pugnace sous des dehors bonhomme, le maire sortant, entouré d’Elizabeth Barraqué et de l’adjoint Michel Sainte-Cluque - Jean Gougy étant excusé - est ainsi tombé à bras raccourcis sur les propos et projets de ses concurrents Lignières-Cassou (PS) et Bayrou (Modem).


Impôts : - 10 à -12 % en six ans. Dès la première question, venue de Jérémy 64, François Bayrou se voit ainsi taxé d’« incompétence » en matière d’analyse budgétaire. Yves Urieta, qui se présente en gestionnaire avisé, estime que le candidat centriste serait contraint d’augmenter les impôts de 2 % pour concrétiser son programme. Pas davantage de tendresse envers Martine Lignières-Cassou, qualifiée de « seule candidate, en France, à faire un programme non chiffré » tout en assurant « qu’elle n’augmentera pas les impôts? » Et de renchérir : « Lorsque j’affirme, que les impôts n’augmenteront pas, je suis le seul à le prouver ! » Avec pour conséquence sur un mandat, explique le candidat, « compte tenu de l’inflation », de « faire baisser de 10 à 12 % » la pression fiscale. L’argent, encore, avec la subvention refusée au championnat d’Europe de bridge. Dossier polémique s’il en est !
« Les élus qui ont voté contre » les 215 000 euros réclamés par la Fédération de bridge pour deux jours de championnat, « ont eu une attitude inconséquente, indigne d’élus municipaux » tonne le maire, fâché de voir mis entre parenthèses « plus de 4 millions d’euros » de retombées économiques.


« Passionnant ». Le maire vise alors précisément les partisans de Lignières-Cassou et de Bayrou, présentés comme des « chefs de clan ». Mais Josy Poueyto, qui a rallié le candidat Modem, n’est pas épargnée. « Pau manque de logements sociaux car un certain nombre de bailleurs sociaux - et je vise particulièrement l’Office public HLM (que préside Josy Poueyto, NDLR) - n’ont pas construit le quota escompté et prévu par l’État. J’ai donc décidé, dans le centre-ville, de préempter tous les logements indignes à la vente pour construire de nouveaux logements en mixité sociale. »
Au final, le maire, qui ne s’est pas contenté de lâcher des petites phrases (lire ci-dessous) aura trouvé l’exercice « passionnant ». Yves Urieta a répondu à vingt et une questions, soit une de plus que François Bayrou qui en détenait jusque-là le « record ». « On a fait mieux que Bayrou ! » s’enflamme Elizabeth Barraqué. Esprit de compétition, quand tu nous tiens?

 

:Alain Babaud

 

  1. Cliquez ici pour lire le compte-rendu du tchat avec Yves Urieta.

Un commentaire pour “Pau 2008 : Tchat avec Yves Urieta”

  • wallie dit :

    Pour insistez vous que Yves Urieta est un homme de droite sachant très bien qu’il est de gauche…Enfin vous avez peut être vos raisons…

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