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Tchat avec Xavier Darcos

PERIGUEUX 2008. Comme Michel Moyrand demain, Xavier Darcos s’est livré hier (mardi 26 février) au jeu des questions-réponses lors d’un « tchat » organisé par « Sud Ouest ». COMPTE-RENDU intégral de l’entretien

Xavier Darcos face aux internautes

  1. Découvrez le compte-rendu du tchat avec Xavier Darcos!

darcos tchatLes internautes connectés hier matin sur notre site www.sudouest.com ont pu participer à une expérience jusqu’à présent inédite dans une campagne électorale en Dordogne : dialoguer en direct, via Internet, avec l’un des candidats. C’est Xavier Darcos qui, le premier, s’est livré à l’exercice. Demain, de 11 heures à midi, ce sera au tour de Michel Moyrand, son adversaire socialiste.
Premier écueil : taper vite et bien ! Même si la solution de la dactylo lui avait été proposée, Xavier Darcos a tenu à écrire lui-même ses interventions. Les internautes, souvent habitués à des réponses brèves et à une orthographe approximative, en seront pour leurs frais : le candidat UMP a absolument tenu à détailler chacune de ses réponses et à traquer le plus possible de coquilles. Quitte à freiner un peu le rythme de l’échange?
Désireux d’aller le plus vite possible pour pouvoir répondre à un maximum de questions, Xavier Darcos a vu une partie de ses efforts soudain réduite à néant : alors qu’il venait de rédiger une longue réponse pour un internaute qui l’interrogeait sur la relance de l’aéroport, le candidat UMP s’est trompé de touche, interrompant le tchat. Quelques instants après, la session reprenait, avec un mot d’excuses. Mais le candidat ne pourra pas faire autrement que de retaper entièrement sa réponse à l’attention de l’internaute impatient.
Voici quelques extraits de ce dialogue, mis en ligne hier en direct au fur et à mesure de l’échange, que vous pouvez toujours consulter en intégralité sur notre site Internet.
Le modérateur. Quel est votre état d’esprit à moins de 15 jours du premier tour de scrutin ?
Xavier Darcos : Je suis serein et déterminé, nullement inquiet des sondages qui d’ailleurs sont contradictoires et laissent le jeu ouvert et serré. Je crois que les Périgourdins finiront par voir qui les a le mieux servis et qui peut leur apporter encore de l’ambition pour leur ville et leurs quartiers. J’ai fait mes preuves, je crois. On est vu comme on est. Le tapage actuel est un brouillard qui veut détourner l’élection de son véritable enjeu, local.
Un internaute : Allez-vous laisser les banques et assurances envahir le centre-ville à 100 % ?
Xavier Darcos : Depuis décembre dernier, la loi a été modifiée : désormais une ville peut intervenir pour réguler les friches commerciales et pour préempter des murs ou des droits au bail afin d’encourager des reprises commerciales. J’ai annoncé à Noël que ce dispositif sera mis en place grâce à une structure juridique appropriée : cela fait partie de la Charte que nous avons signée en janvier en présence de Luc Chatel (NDLR : secrétaire d’État chargé de la Consommation et du tourisme).

« Il a voté contre tout, même l’aménagement de la place Francheville avec ses cinémas »

Un internaute. Pourquoi ce projet de cinq étoiles qu’aucun Périgourdin ne souhaite ?
Xavier Darcos : Nous avons une université haut de gamme, grâce à moi, qui l’ai fait créer en 1997, quand j’étais conseiller pour l’enseignement supérieur du premier ministre. En dix ans, nous sommes passés de 400 à 3 000 étudiants ! Quant à l’hôtel-restaurant haut de gamme : 1°/ la ville n’y met pas un centime : nous cédons simplement un terrain aujourd’hui inoccupé depuis cinq ans ; 2° : Vous savez sans doute que ces équipements sont en plein essor économique et que les touristes étrangers notamment organisent leur séjour en fonction des guides où des établissements étoilés sont signalés.
Un internaute. Concernant l’aérodrome de Bassillac, par qui sera financée la réhabilitation de l’aérodrome vu son déficit important, et pourquoi les habitants doivent-ils payer alors que le train serait plus judicieux ?
Xavier Darcos : La réhabilitation de la plate-forme de Bassillac sera couverte par trois subventions du ministère de l’Intérieur, déjà accordées. En cas de déficit, le maximum du coût supporté par les Périgourdins sera inférieur à 1 euro par habitant et par mois, ce qui est dérisoire. Nous avons besoin de cette ligne pour les décideurs économiques qui la demandent. Mais évidemment, ce qui compte, c’est le train vers Paris et il faut continuer à se battre pour que la SNCF améliore le passage par Limoges.
Un internaute. Quel est le projet de votre principal adversaire que vous trouvez le plus à côté de la plaque ?
Xavier Darcos : Supprimer la mairie du centre-ville et « tout faire pour empêcher les voitures d’accéder au centre-ville ». Les commerçants apprécieront. Il est vrai qu’il a voté contre tout, même l’aménagement de la place Francheville avec ses cinémas et tout et tout ? Pour le reste, il propose de faire ce que nous avons déjà entamé : l’office du commerce, la résidence de personnes âgées en centre-ville, le pôle artisanal, les animateurs sportifs dans les écoles, les équipements de proximité etc. etc. etc.
Un internaute. Le paysage sportif périgourdin est moribond. Que comptez-vous faire pour contribuer à l’émergence d’un grand club ?
Xavier Darcos : Moribond ? Vous rigolez. D’abord le CAPD ne va pas si mal et nos associations sportives sont très actives : allez faire un tour à la filature de l’Isle, allez voir nos stades ; allez dans les écoles, allez voir l’école de rugby, le judo, etc. Je ne sais pas si nous avons les moyens, vu nos charges de centralité (ce que Boulazac et Trélissac n’ont pas) de relancer un club phare : il faudrait passer la subvention du CAPD (un million d’euros déjà) à dix fois plus environ (dix millions d’euros). Pour l’instant, je préfère aider les clubs et les opérations qui vont du « baby gym » aux « seniors en forme », en passant par « sport encore, sport j’adore » etc.
Un internaute. Si vous êtes élu, confierez-vous les clefs de la ville à l’un de vos adjoints pour vous occuper en priorité de vos affaires ministérielles ou serez-vous un vrai maire de Périgueux à plein-temps ?
Xavier Darcos : Je suis un vrai maire de Périgueux. Un vrai maire, c’est un maire efficace. C’est quoi un Périgourdin à plein-temps ? Quelqu’un qui a quitté la municipalité de Bassillac pour sillonner les rues dans le désoeuvrement et les promesses générales ? Cette polémique est ridicule et elle ne trompe personne, car les gens ne sont pas sans mémoire des hommes, des lieux et du travail accompli. Jusqu’à quel âge me demandera-t-on de faire mes preuves ? Mon concurrent les a-t-il faites plus que moi et mon équipe ? Merci de ce contact. La seule question qui vaille est celle-ci : qui est le plus capable de défendre la ville, avec quelle équipe et sur quel projet. Tout le reste est du pipeau.

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